Trad’#8 – DIY radiophonique à domicile

Yo la team, eh ouais c’est la fastlife chez Trad’ ! Pas l’temps de déconner entre deux sessions de révision et de pliage de chaussettes BeaubFm (les prochaines sont juste trop belles).

Alors c’est parti pour une émission à la maison, DIY radiophonique enregistrée sur un coup de tête au dictaphone claqué du portable (parce que pourquoi pas ? C’est pas ça l’esprit radio libre finalement ? Prendre en vol l’esprit d’initiative et de création ?).

Bref, au programme : découvertes chanmées de la programmation du festival NoBorder à Brest, l’interview d’un nouveau trio émergent, et quelques sons coolos piochés de ma besace ! Le tout entre deux essorages de couleurs et de fiches Bristol (quelle idée de merde de reprendre ses études…).

En cadeau de fin d’année, un petit reportage photo réalisé par mes soins au Lendemains qui Chantent à Tulle, de la soirée du Befaure, en coproduction avec le CRMTL. Je sais, ne me remerciez pas, c’est cadeau. De toute manière, personne ne prend le temps de lire ce que j’écris… Alors autant kiffer.

À l’année prochaine les fripouilles et n’oubliez jamais de guincher et faire la fête !

Track list :

  • La jolie flamande – Sourdure 
  • Dona Inês – Marion Cousin, Eloïse Decazes
  • Castèls dins la luna – CXK
  • Noir (Suite de branle de Sébastien Bertrand et Christian Pacher) – Le Mange Bal
  • Renveillé – Polka polonaise – Duo Vargoz
  • Carivari – Mickaël Vidal

Le Befaure à Tulle, quelle aventure !

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Quelle plaie de prendre la route, avec la nuit hivernale tombée depuis 16h30, et la pluie qui s’invite à la fête. Pour aller à Tulle. Heureusement, je suis accueilli par P-L aux Lendemains Qui Chantent ! Ça faisait des mois que cette date était notée dans mon agenda. « Le 5 décembre, sortie de résidence du trio Talbru ». À part que je connais deux des trois musiciennes, je n’en sais pas plus. Mais cette formation pique ma curiosité. Banjo, vielle et batterie, un mélange prometteur.

Je subtilise, tel un ninja expérimenté, un enregistreur à la radio*, embarque mon appareil photo et quelques questions préparées à l’avance pour être paré à toutes occasions.

Tout de suite, entrée dans l’antre de la fête, je me commande une bière et claque les quelques bises de politesse aux personnes habituées de ces événements. Content d’être là après une belle semaine de merde, à partager ce moment avec les quelques copains qui traînent là, et venus exprès pour l’événement.
P-L, coordo bénévoles et production, me présente Charline, la chargée de comm’ des Lendemains. On échange quelques mots avant le début des choses sérieuses.

Puis la foule se dirige tranquillement dans la salle, prête à en prendre plein les mirettes ! Emma Cousteix, joueuse de banjo dans le trio, passe faire un petit coucou avant de monter sur scène ! Comme d’hab, sa bonne humeur rayonne et ne laisse pas transparaître le moindre stress.

Voilà que ça commence. À gauche, Amandine Pauvert à la vielle à roue. Au centre, Bérénice Célérier à la batterie. Et enfin, à droite, Emma Cousteix.

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Leur musique amplifiée, fruit de plusieurs semaines de résidence, envoie. Avec Pierre-Yves Clémot au son (du projet d’Arian notamment, mais bien d’autres formations qualitatives), la sonorisation est maîtrisée.

Chaque instrument prend pleinement sa place. Entre riffs progressifs, percussions et chants occitans, le trio place l’expérience hors du cadre standard du bal. Et c’est leur volonté ! « À bas les étiquettes ! » dit alors Emma après le concert en loge, au micro de Trad’. Amandine ajoute : « On cherche à faire de la créa. Pas du bal. Des morceaux pour danser debout, pour du concert debout. Mais vraiment en partant de plutôt rien… à part des mélodies, nos instruments, des textes qui, de par notre expérience et notre bagage, sont empreints au trad. En tout cas, ce qu’on cherche à faire, c’est pas quelque chose que l’on fait d’habitude ».

Amandine Pauvert

Effectivement, pour suivre le travail d’Emma et Amandine, et en découvrant celui de Bérénice, il y a quelque chose ici de nouveau. Une recherche plus expérimentale, presque minimaliste. À la manière du groupe Dordogne**, les instruments et les rythmes sont entraînants, bruts.

« On ne s’est pas trop posé la question de quelle musique on fait. C’est un peu notre gros cheval de bataille de… on a du mal à définir notre musique, mais on a fait ce qu’on avait envie de faire. Ça a donné des choses assez éclectiques, c’est très varié. Avec, au final, une identité commune ». Amandine complète les propos d’Emma en disant : « Ça fait très plaisir de faire un projet comme ça, où on se laisse la liberté de s’exprimer autrement que par des fois des codes prédéfinis, et que nos influences diverses et nos goûts puissent être là ».

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La soirée se poursuit avec le pôle Aliénor de Poitiers et les élèves du DNSPM pour finir le bal sur ton d’air de violon canadien outre-Atlantique par Corentin Boizot-Blaise. Ça tricote sévère ! Des airs qui donnent le sourire. Dernier passage au comptoir pour terminer cette première soirée du Befaure aux Lendemains Qui Chantent avant un retour, cette fois au sec, dans la capitale limousine !

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*subtilisé est un grand mot. Chami, notre coordo des programmations me l’a même donné de ses mains. Propres. C’était juste pour le storytelling.

**Dordogne se réclame d’une musique sonnante et trébuchante, suscitant les allers-retours des auditeurs entre têtes et jambes, à travers textures sonores électriques, lignes de basses déroutantes et mélodies singulières ; un univers qui se veut complexe, exigeant mais abordable.

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Texte, interview et photographies : Alex de Trad’ l’émission 

Article publié le 20 décembre 2025

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