Que de nouveautés dans cette émission de rentrée ! Nouvelle saison, nouvelle esthétique pour Trad’ l’émission des musiques traditionnelles et d’inspiration populaire. Et pour cette nouvelle aventure, nous avons le plaisir de partager encore plus de musiques avec Radio Méga, radio associative de Valence, dans la Drôme, également membre de la Féra.
Et encore une fois, nous allons traverser divers genres de musiques traditionnelles, en commençant par Garefowl. Projet aux multiples facettes, ce manifeste sonore défend la biodiversité et particulièrement les oiseaux marins. Garefowl voit le jour avec Ewan MacDonald & son père, parents de l’un des hommes qui ont tué le dernier Great Auk, (garefowl), grand pingouin espèce désormais disparue, pour ancrer cette histoire de famille. Entre pléthore d’instruments, enregistrements sonores et machines électroniques, Things That Vanish nous plonge dans l’ambiance froide et rude de Hirta, île principale de St Kilda, là où l’enregistrement a été fait.
C’est ensuite au tour des Dirty Caps’, grands copains de Trad’ l’émission, qui nous ont gentiment envoyé leur deuxième album – Dirty Caps’ 2 – à la maison, et avant tout le monde ! Condensé des morceaux qu’ils aiment jouer en bal, les Dirty loustics nous proposent encore une fois de guincher sur des airs du Sud-Ouest. Le chant joyeux se mêle aux mélodies rythmées du violon et de l’accordéon, pour notre plus grand bonheur ! Ça Dirty groove, ça Dirty swing, ça Dirty balance, que demande le Dirty peuple ?
Entre inspiration rock psyché et krautrock, agrémenté de vielle à roue et d’une sacrée dose de couleur, le nouveau grand format de Brama nous en met plein les mirettes. La Raive, sortie chez Airfono, est une ode à la transe et au rock occitan bien répétitif. Comme ils le disent eux-mêmes : « La Raive est un chemin de traverse entre rêve et réel, souvenir et imagination, où la danse devient un espace de mémoire vive. Dans cet atelier, Brama s’empare de la pulsation pour bâtir une architecture où chaque motif est une porte, chaque variation un passage secret ». Avec ce nouvel album kaléidoscopique, Brama nous propose une vision plus précise de ce qu’ils savent faire : du rock populaire et drôlement efficace.
Je n’en attendais pas grand-chose. Chacun de ces projets a été une surprise à mes oreilles et quelle très belle surprise est Outredore, sorti chez Murailles Music et Pagans. Les sonorités organiques, analogiques et particulièrement palpables de ces morceaux nous plongent directement dans son univers. Sourdure nous propose une « invitation généreuse et respectueuse à faire des ponts inattendus entre des mondes sonores écartés ». L’occitan, variable constamment présente dans sa musique, côtoie le français et toutes les sonorités variées qu’il insuffle dans ce 10 titres magnifique.
On termine avec les quatre musiciens de La Bachule, que j’ai récemment vus (et pour la première fois !) en bal à Nedde, en Limousin. J’avais plus que hâte d’écouter en vrai, en chair et en ouïe, leur groove endiablé. C’est une valse qui m’a marqué dans leur set, et c’est une autre que je vous propose. En Attendant m’a happée. Ils font vivre les airs du Poitou entremêlés de polkas rapides et brèves, et des suites de branles de Noirmoutier bien intenses.
Track list :
- Garefowl – Buthaigir / Puffin
- Garefowl – Lámhaidh / Guillemot
- Dirty Caps’ – Mazurkette
- Dirty Caps’ – Bourrées planières
- Brama – Niurada
- Brama – Ad Astra
- Sourdure – L’or Des Fous
- Sourdure – Rauba
- La Bachule – En Attendant
- La Bachule – Branles de Noirmoutier
Article publié le 15 octobre 2026
