• Dans l’émission Dig Dig diggers – vendredi de 18h à 19h :
► Un module découverte album réalisé par Radio Méga : Star Feminine Band – Jusqu’au bout du monde
► Un module découverte album réalisé par Sol FM : Zerø – Never Ending Rodeo
► Une carte blanche
• Deux albums à découvrir cette semaine sur les ondes du 89mHz !

STAR FEMININE BAND / Jusqu’au bout du monde
Born Bad Records / Musiques du Monde
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Star Feminine Band, les hardest working women du show-business du Bénin, sortent leur troisième album chez Born Bad, qui s’était décarcassé pour sortir le premier. Ce nouveau disque donne des joies simples : entendre des voix grandir, un talent instrumental se confirmer, les musiciennes contribuer à l’écriture pour passer de premier girl band béninois à band tout court. Et ce sans oublier pourquoi elles ont pris la scène : l’émancipation n’est pas un dîner de gala. Moins garage que les deux premiers albums, soutenu par des arrangements fins, des parties de clavier ambitieuses, et des harmonies vocales plus complexes sans que l’ensemble ait perdu en spontanéité, ce troisième opus vient tranquillement, en toute modestie, nourrir le patrimoine musical béninois. Comme elles l’affirment très bien dans « Jusqu’au bout du monde », malin petit tunnel de remerciements qu’on voit déjà gonfler sur scène : « oui c’est Star Feminine Band qui a gagné-o ».

Zëro / Never Ending Rodeo
Ici d’ailleurs / Rock
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Noir profond, lueurs fantomatiques d’une vieille voiture qui se fond dans l’asphalte : la pochette de Never Ending Rodeo donne le ton. Ce n’est pas une simple virée nocturne, mais un dérapage contrôlé à travers les frontières du Post-Rock, de la Noise, et du Psyché. Ce nouvel album marque un tournant en termes de qualité de production, grâce notamment au travail de mixage de Niko Matagrin. Le son est plus large, plus habité. Chaque coup de caisse claire, chaque nappe de synthé trouve sa place dans un espace sculpté au millimètre.
Zëro n’a jamais été un groupe «de genre» leur musique avance par secousses, par tensions. Ce qui compte, c’est le mouvement, c’est ce glissement progressif vers un état où l’on ne distingue plus le son du silence, le rêve de la réalité. Chaque morceau pourrait exploser. Aucun ne le fait véritablement. C’est ce qui rend l’écoute aussi physique et hypnotique. Et puis, il y a cette impression tenace que ce disque pourrait durer toujours, qu’on pourrait rester là, toute la nuit au bord de cette route. Les amplis saturent doucement, les cymbales crissent encore un peu. Tout est dit, mais rien n’est clos. Un rodéo sans fin, donc. Mais pas une boucle : une spirale. Une lente descente vers quelque chose d’inconnu, d’étrangement familier, qu’on pourrait appeler… Zëro.
