[FERANEWS] L’actualité musicale de la Ferarock !

• Cette semaine dans Dig Dig Diggers, le magasine de la Ferarock :

Un module découverte album réalisé par Canal B : Bou – Pardon My French

Un module découverte album réalisé par Raje : Dorian Pimpernel – Flowers Too

Radio Béton présente la programmation du festival Aucard de Tours 

• Deux albums à découvrir cette semaine sur les ondes du 89mHz !

A gagner ! / BOU / Pardon My French / A gagner !

Autoproduction / Rock

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Blaize, Go, Léonard, Atide et Illy incarnent bou.
D’influences éclectiques et de joies intenses, bou ose le mélange. Plongeant dans le rock de ton père, la pop de ta mère, le hip-hop de ta soeur et le prog de ton chien, bou passe des chansons berçantes aux improvisations absurdes. Sur scène, le groupe cultive un aspect théâtral et insouciant tout en gardant son humour et sa spontanéité.

“C’est comme une cour de récré au milieu d’un tribunal, un pastis-mayonnaise après une bonne journée de travail, un bébé lapin en train de naître dans une rame de métro. Bref, c’est l’exutoire.
Dans ce monde si agélaste, balanoglosse et ichtyoïde, bou est ton ami.”

 

DORIAN PIMPERNEL / Flowers too

Born Bad Records / Rock

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Dorian Pimpernel aime les fausses pistes, les chausse-trappes et les chansons à tiroirs, et si ces nouveaux morceaux obéissent plus volontiers au format pop classique – couplets qui posent une atmosphère, une narration, refrains qui explosent, qui emportent –  ils ouvrent sans cesse des chemins perpendiculaires, ou verticaux, sur les intros (celle de Oruga Encantada, une séquence de synthétiseur rappelant le Zuckerzeit de Cluster), les ponts (un break dub-exotica ralenti sur Twisted Charm Honey), les outros (celle de Chlorine Fumes, partant en groove kraut-funk à la Stereolab, ou de Circular Rites, quasi prog avec ses notes solennelles de piano martelés). Et quand la voix haute et blanche de Jérémie Orsel ne flotte pas sur des pop songs volontiers accrocheuses, des instrumentaux laissent libre cours aux velléités exploratrices du quintet : vers l’espace avec Sur la lune, écrit pour une bande originale du Voyage dans la lune de Georges Méliès, ou inventant un pont entre Düsseldorf et Canterbury sur Brücke (une pedal steel lui ajoutant un petit côté Nashville inattendu).

En 11 morceaux, Johan Girard déploie un instrumentarium extensif (piano Wurlitzer, écho à bande, synthétiseurs analogiques, nappes d’orgues et antiques boîtes-à-rythmes) lui permettant de multiplier les couleurs, les textures, de simuler cuivres et cordes, pour in fine, offrir une suite à Allombon (la pochette de Silvia Idili, la même illustratrice que pour leur premier album, accentuant l’effet sériel) qui est plus qu’un prolongement, mais la réactualisation de son esthétique à l’aune du contemporain. En réaction aux formats courts, à la monophonie et au minimalisme des nouveaux standards commerciaux, Dorian Pimpernel ravive le geste symphonique pop, la beauté des simulacres, l’idéal porté par la mélodie, aussi dissonants et inquiétants que soient les bruits du monde.

Article publié le 11 mai 2026

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