[FERANEWS] L’actualité musicale de la Ferarock du 2 au 6 mars

• Cette semaine dans Dig Dig Diggers, le magasine de la Ferarock :

Un module découverte album réalisé par Jet FM : Ile De Garde – Rage Blossom

Un module découverte album réalisé par Radio Primitive : Blu Samu – Knot

Retour sur la sélection des Inouïs du Printemps de Bourges 2026 avec Ouest Track

• Deux albums à découvrir cette semaine sur les ondes du 89mHz !

BLU SAMU / Knot

Animal63 / Hip-Hop Rap Soul

-> + d’infos

Artiste belge à la voix unique et à l’énergie indomptable, Blu Samu dévoile “Breakfast”.
Après “I Hate Myself” paru en septembre, elle poursuit sa mue artistique avec un titre lumineux, sans renier la rage douce et l’instinct qui la définissent. Toujours sincère, toujours libre, Blu Samu affirme ici sa place singulière sur la scène musicale européenne : celle d’une artiste qui ose se dévoiler sans fard.
En nous plongeant dans son univers introspectif, Blu Samu parle à l’auditeur comme à un ami. “Breakfast” naît quelque part entre l’épuisement et la lucidité, dans ce moment suspendu où l’on réalise qu’on a couru à vide, à la poursuite d’un succès séduisant en surface mais creux en profondeur. C’est la bande-son d’une prise de conscience : le besoin de se retrouver, de respirer, de se demander enfin « que suis-je vraiment en train de poursuivre ? »
Porté par une production pop élégante et organique, le morceau fait cohabiter douceur et tension. La voix rauque et sensible de Blu Samu, son phrasé libre, presque parlé, rappellent son authenticité brute : une façon d’affirmer que la vulnérabilité peut être une forme de force. “Breakfast” parle d’amour de soi, de fierté et d’épuisement, mais aussi de cette volonté tranquille d’aller de l’avant, sans artifice.

 

ILE DE GARDE / Rage Blossom

Born Bad Records / Pop Rock

-> + d'infos

Ile de Garde, c’est pas juste un jeu de mots de qualité en hommage à la bienheureuse mystique teutonne touche-à-tout, c’est aussi une occasion d’apprendre que oui, l’endroit existe, au bord du lac éponyme, et que non, on a pas les moyens d’y aller. Et c’est le blase choisi par le trio fraîchement signé chez Born Bad/ Carpaccio Cathédrale, qui propose six titres synth-wave en s’appuyant sur une formation batterie / claviers / spoken word. Ce sera pas pour tout le monde, tant mieux.
Plutôt « narratrice » que chanteuse, Klara Coudrais joue les textes, incarne des personnages, fait le show en français et en anglais, selon les circonstances. Le récit expose une colère maîtrisée et clinique, établit les faits, que ce soit un règlement de compte avec un sale type ou observer un couple en train de se défaire. Sylvia Plath façon Diamanda Galás, elle harangue le public, exercice casse-gueule s’il en est. Ca flirte parfois avec le chant, des choeurs viennent en renfort, on est curieux de voir où ça les mène.
Ni John ni Karen Carpenter, Cécile Aurégan, aux synthés, superpose les ritournelles carrées pour produire des espaces sonores denses et enveloppants. Entrée-plat-dessert, mais le trio a l’estomac solide, tournée anglaise l’an dernier oblige.
Et en face, Morgane Poulain tape placidement sur ses fûts, c’est riche, y’a du fill à retordre et de petits breaks discrets. La batterie a l’élégance d’être un peu sous-mixée pour atteindre une couleur d’ensemble hyper-harmonique.

Article publié le 2 mars 2026

Privacy Preference Center